Les injections de toxine botulique (Botox) agissent sur les rides d’expression — celles qui apparaissent lors des contractions musculaires répétées. Leur action est ciblée sur le tiers supérieur du visage : front, glabelle, pattes d’oie. Elles sont temporaires (3 à 6 mois), réversibles, et sans incidence sur le relâchement cutané.
Les injections d’acide hyaluronique restituent du volume. Elles peuvent combler les sillons nasogéniens, redonner du galbe aux pommettes, projeter le menton, hydrater la peau en profondeur. Leur durée varie de 9 à 18 mois selon le produit utilisé et la zone traitée.
Ce que ni l’un ni l’autre ne peut faire : repositionner les tissus qui ont migré vers le bas. La ptôse des joues, le relâchement de l’ovale, les bajoues et le cou relâché sont des phénomènes mécaniques liés au relâchement des ligaments rétenteurs et au poids des tissus. Aucun produit injectable n’exerce de traction mécanique sur ces structures. Seule la chirurgie peut les repositionner.
C’est cette limite — clairement documentée dans la littérature médicale et honnêtement reconnue par les médecins injecteurs sérieux — qui définit le moment du basculement.